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Derrière les courbures de l’espace-temps (8) : Un éther unitaire et relativiste


N.B. : Le livre « DERRIÈRE LES COURBURES DE L'ESPACE-TEMPS » présente ma vision personnelle de l’univers, obtenue au travers d’une enquête débridée à la croisée de la vie et des deux infinis. Il propose une explication, certes imaginaire mais cohérente et possible, de l’origine de l’eau, des espèces vivantes et de l’univers lui-même. On y parle entre autres d’énergie, de vie, de chaîne alimentaire, de quanta d’espace-temps ou « bulles d’espace-temps », de gravitation quantique, d’énergie noire, de matière noire, d’antimatière, de trous noirs, de relativité générale, de bosons de Higgs, d’univers unifié, de fractales, de chaos, de théorie du tout et du Big Bang. L’extrait présenté ci-dessous correspond au chapitre « UN ÉTHER UNITAIRE ET RELATIVISTE » de ce livre (© Anne Spiteri, 2020 - Edition 2020 mise à jour en 2021 - ISBN numérique 979-10-262-5242-9).
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« C'est comme si j'étais passée par effraction derrière les courbures de l'espace-temps. […] Mon père m'était apparu comme une image pointilliste faite de bulles plus ou moins serrées les unes contre les autres. » (Extrait du rêve)

Résumé de ce chapitre

Où l'on découvre que l'espace-temps des quanta éphémères d'énergie que la matière consomme est un éther luminifère relativiste intimement lié à la matière-énergie ; qu'il permet une vision unitaire et cohérente de l'univers puisqu'il unit la physique quantique avec la relativité générale ainsi que les trois forces non gravitationnelles avec la gravitation ; que l'univers est animé par un grand cycle de l'énergie qui comprend trois compartiments, l'énergie indifférenciée, l'espace-temps et la matière-énergie ; que l'équation de conservation de l'énergie relative au compartiment espace-temps ressemble étrangement à celle de la relativité générale ; et enfin que, au vu de la diversité et de la complexité des configurations relatives de ces trois compartiments, la connaissance de l'univers unitaire nécessitera l'aide des ordinateurs quantiques.

Mollusque d'Einstein ou plat de lentilles ?

Revenons vers celui qui a donné une touche de vie à l'espace et au temps de Newton. Einstein a découvert en 1905 que pour rendre compatible l'électromagnétisme de Maxwell et la théorie quantique de Planck, la lumière devait être à la fois onde et quanta d'énergie1 plus tard appelés photons. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, il n'a pas découvert que pour rendre compatible la relativité générale et la physique quantique, ce qu'il a pourtant cherché jusqu'à la fin de sa vie, son mollusque aussi devait être à la fois continuum et quanta d'énergie. Ne serait-il pas, comme Pygmalion, resté prisonnier de la beauté des courbures presque vivantes de l'espace-temps qu'il avait conçu ? Prisonnier de sa vision certes grandiose, mais trop exclusivement géométrique du continuum dynamique d'espace-temps ? Car l'espace-temps relativiste est élégant mais désincarné : il lui manque la beauté chaotique, libre, grouillante et bouillonnante de la vraie vie. Einstein était pourtant très proche de faire ce nécessaire saut quantique dans son propre espace-temps. D'abord parce que la théorie cellulaire était déjà suffisamment connue et enseignée à son époque pour qu'il ait l'idée que, même relativiste, son mollusque ne soit fait que de cellules. Ensuite et surtout parce que sa propre voix intérieure le lui avait fortement suggéré dès 1926 en l'amenant à comparer la théorie unitaire au « vrai Jacob »2 ! Il lui suffisait d'échanger la formalisation de son espace-temps géométrique contre la réalité d'un espace-temps de lentilles ! L'espace-temps montré par le rêve se présente effectivement comme un plat de lentilles3 car non seulement il est fait de quanta d'énergie mais ces quanta nourrissent la matière. Il lui aurait alors simplement fallu vérifier qu'un espace-temps fait de quanta d'énergie pouvait constituer un éther luminifère compatible avec sa relativité. Si je pense que c'est l'effet Pygmalion qui a permis à un petit mollusque de rien du tout d'embobiner l'un des plus grands génies humains, c'est qu'à ma connaissance, Einstein n'a jamais effectué de travaux en ce sens. Aussi est-ce ce que nous allons faire mais « en blus bedit ! »4 dans la suite de l'enquête.


Fig. 8: Einstein prisonnier de son mollusque


Un éther unitaire

L'espace-temps des bulles est le squelette énergétique de l'univers et le premier maillon de sa chaîne alimentaire. La nature ne doit son existence qu'à ce vide bouillonnant de quanta d'énergie sur lequel elle repose. Cet espace-temps apparaît vide parce que nous ne savons pas encore détecter les bulles éphémères dont il est fait : en plus de leurs dimensions spatio-temporelles infinitésimales inaccessibles à nos appareils de mesure les plus pointus, ces bulles sont de la prématière dépourvue de la masse par viscosité spatio-temporelle caractéristique de la matière ; et même si les nuages de photons virtuels qu'elles génèrent permettent la propagation des ondes électromagnétiques, elles ne les transmettent ni n'en émettent elles-mêmes. Ainsi, le vide quantique n'est pas vide et la lumière l'utilise indirectement comme support, mais elle n'est pas une onde de ce support c'est-à-dire une onde de bulles : c'est une onde de photons virtuels et sa vitesse locale n'est limitée que par le processus de fission qui les produit. La lumière se déplace indépendamment de l'agitation des bulles dont l'empilement chaotique constitue le continuum d'espace-temps ; sa propagation est complètement découplée des mouvements de ces bulles. Puisqu'il est invisible, vide et en même temps plein d'énergie, impondérable et support de la propagation des ondes électromagnétiques, l'espace-temps des bulles d'énergie peut être considéré comme un nouveau paradigme d'éther luminifère. Quelles sont ses propriétés ? Il est composé de trois familles de bulles correspondant aux trois forces fondamentales. Les champs des forces électromagnétique, forte et faible sont en fait tous les trois tellement liés à l'espace-temps des bulles d'énergie qu'ils sont eux-mêmes cet espace-temps. Les bulles composées des forces faibles et fortes sont issues par fusion des bulles de la force électromagnétique, seules bulles capables de conditionner directement l'énergie indifférenciée. L'espace-temps des bulles est donc non seulement le support, mais le support unificateur des trois forces non gravitationnelles de l'univers. La gravitation n'étant qu'un dynamisme passif de bulles animé par la matière-énergie, l'espace-temps des bulles est aussi à l'origine de la force gravitationnelle. Il est donc détectable de façon indirecte au travers des flux de bulles ou de trous qui le traversent localement. La matière et la lumière voient leurs trajectoires modifiées de proche en proche par la gravitation, mais elles ne sont pas entraînées par les bulles elles-mêmes : il n'y a aucun couplage direct entre la matière ou la lumière et les bulles ; le couplage ne se fait que par l'intermédiaire des nuages de particules virtuelles. Les trois grands champs quantiques étant liés à l'espace-temps des bulles dont les déplacements engendrent la gravitation, cet espace-temps unifie les trois forces non gravitationnelles entre elles mais aussi avec la gravitation. L'espace-temps des bulles est donc un éther qui supporte et unifie les quatre forces de la nature dont il est indissociable. La force gravitationnelle n'étant toutefois pas liée aux types et aux contenus des bulles mais à leur dynamique, elle est de nature complètement différente des trois autres forces fondamentales. Les mesures physiques montrent d'ailleurs qu'aux petites distances, la gravitation est de très loin la force la plus faible de la nature : les forces faible, électromagnétique et forte sont respectivement de l'ordre de 1035, 1038 et 1041 fois plus intenses qu'elle ! Et heureusement, parce que toute accélération du rythme de fission et donc de disparition des bulles engendre de la gravitation comme effet secondaire ; autrement dit, toute excitation d'un champ quantique génère de la gravitation. Ainsi, même un faisceau lumineux peut attirer de la matière sur son passage ; c'est seulement parce que l'intensité locale de la gravitation est très faible devant celle des autres forces que l'on ne détecte rien de tel. Si la gravitation était une force aussi puissante que les autres forces, il n'y aurait plus que la force gravitationnelle dans l'univers et rien ne pourrait séparer rien : deux charges électriques de même signe ou deux aimants de même pôle s'attireraient systématiquement. Compte tenu de cette intrication fondamentale entre les trois champs quantiques et la gravitation, c'est justement parce que localement la gravitation est une force relativement infiniment faible que l'univers existe et qu'il peut afficher toute l'extraordinaire diversité qu'on lui connaît. Cette intrication explique aussi que les trois champs quantiques coexistent réellement en chaque point de l'espace-temps lorsqu'il est stimulé par la présence de matière-énergie, et en particulier lorsqu'on cherche à les détecter. Si en effet, par exemple dans un collisionneur de particules, on stimule un vide local qui ne serait constitué que de bulles de la force électromagnétique, on crée des fissions et une gravitation infinitésimale ; l'empilement local se densifie alors, ce qui crée des fusions et l'apparition quasiment instantanée de bulles des forces faibles et fortes. L'éther des bulles et la matière-énergie sont en outre intimement liés, toutes leurs interactions ne pouvant être appréhendées qu'à l'échelle locale. Dans un sens, la matière-énergie façonne l'espace-temps à son profit : elle stimule la fission des bulles, engendrant ainsi de la gravitation et de la matière noire. L'espace-temps local devient plus dense mais aussi plus riche en bulles des forces fortes et faibles ; tandis qu'en l'absence de toute stimulation, il est moins dense et plus riche en bulles de la force électromagnétique. La matière-énergie anime donc l'espace-temps et conditionne sa densité et sa composition : elle laisse son empreinte dans l'éther, sous la forme d'une image pointilliste faite de bulles plus ou moins serrées les unes contre les autres. Dans l'autre sens, les trois familles de bulles génèrent tous les bosons et fermions de la matière-énergie : l'espace-temps fournit sans cesse à la matière-énergie les formes et l'énergie dont elle a besoin. Sans les nuages de particules virtuelles que les bulles libèrent, la matière s'effondrerait par manque d'énergie et n'aurait pas de masse ; et les ondes électromagnétiques ne pourraient pas se propager. Une fois libérées localement à la vitesse de la lumière, les particules virtuelles n'ont aucun lien avec les bulles dont elles sont nées et qui en meurent : l'éther conditionne l'existence et le maintien de la matière-énergie de façon complètement découplée, via les nuages de particules virtuelles. L'éther est le fondement de la matière-énergie, et le lien à double sens qu'ils entretiennent entre eux est fondamental : la matière consomme l'espace-temps, donc le courbe si on prend le point de vue géométrique de la relativité générale ; tandis que l'espace-temps délivre à la demande son énergie à la matière-énergie et se refait sans cesse à partir de l'énergie indifférenciée. Notons que, de même que les courbures de la relativité générale ne sont qu'une modélisation mathématique des flux de bulles, les trois champs de la physique quantique ne sont qu'une modélisation mathématique de l'empilement des trois familles de quanta d'énergie qu'est l'espace-temps des bulles.

Un éther relativiste

Cet éther est certes unitaire, mais aurait-il convenu à Einstein et à sa relativité ? L'espace et le temps sont indissociables puisque c'est le mouvement d'un flux d'énergie infinitésimal fermé qui les définit et les intrique. L'espace-temps des bulles d'énergie n'est pas un réseau avec des liens de quelque nature que ce soit entre les éléments qui le constituent. C'est un empilement jointif, chaotique, sans forme et avec une densité et une composition changeantes. Sa cohésion n'est pas une cohésion active venant d'un lien entre les bulles, mais une cohésion passive à cause de la pression de l'énergie indifférenciée. Ce n'est pas un support immobile et rigide. Il se présente comme un continuum apparemment stable et immuable, mais à l'échelle de Planck, il est détruit et renouvelé en permanence. Tout change à chaque instant dans ce grouillement chaotique de quanta d'énergie éphémères, éventuellement traversé de flux en constantes transformations. Une bulle est sans cesse en train de se diviser, de fusionner, de se déplacer ou d'éclater en particules virtuelles. Elle n'a d'autre réalité que celle du vide d'une énergie indifférenciée insaisissable qu'elle a emprisonné l'espace d'un instant. L'espace-temps des bulles n'est pas un tissu élastique et déformable. Ce qui ressemble à une déformation gravitationnelle du continuum d'espace-temps se propage de proche en proche et à la vitesse de la lumière grâce à la pression de l'énergie indifférenciée. Cette pression pousse les bulles à se déplacer de maille en maille pour combler les trous qui apparaissent de façon d'autant plus intense qu'il y a de matière-énergie et qu'elle est dense. L'espace-temps des bulles n'a rien d'un cadre fixe, c'est-à-dire d'une toile de fond absolue de l'univers. Il n'y a pas de point fixe dans cet espace-temps, ni de référentiel et encore moins de référentiel privilégié de bulles d'espace-temps. Avec ces bulles, le centre de l'espace-temps est partout. Dans ces conditions, par rapport à quoi définir une position spatio-temporelle ? Et comment suivre un mouvement dans ce chaos de bulles et a fortiori dans les nuages de particules virtuelles qu'elles produisent ? Dans quel référentiel autre que local et instantané à l'échelle infinitésimale peut-on parler de position, de mouvement et de vitesse ? La dynamique des bulles ne peut être appréhendée que de proche en proche dans l'empilement chaotique qu'elles constituent, et de façon strictement locale dans l'espace comme dans le temps. L'espace-temps des bulles donne une masse à la matière et permet la propagation de la lumière, sans les entraîner pour autant. Ce sont les nuages de particules virtuelles et non les bulles qui servent de support énergétique local à la matière-énergie. Il n'y a aucun couplage entre la matière-énergie et les bulles elles-mêmes ; le couplage s'effectue via les nuages de particules virtuelles qui, pas plus que les bulles qui les produisent, ne constituent un support et un référentiel absolu, fixe et rigide. Quel que soit le repère local où l'on se place, la matière et la lumière ne peuvent pas aller plus vite que la vitesse c : il n'y a pas de vitesse locale plus rapide que la vitesse de la lumière dans l'espace-temps des bulles5. On doit cette vitesse limite aux propriétés intrinsèques du processus de fission. La lumière a besoin du support de bulles pour pouvoir se déplacer, mais elle ne se déplace pas directement dans ce support et n'est pas entraînée par ce support : elle se déplace dans le support des photons virtuels générés par les bulles de la force électromagnétique et sa vitesse est constante, indépendante non seulement du mouvement chaotique des bulles mais aussi des mouvements de sa source ou de son récepteur. Voilà pourquoi l'éther des bulles d'énergie est compatible avec l'expérience de Michelson-Morley6. La masse inertielle et la masse gravitationnelle sont équivalentes et cette équivalence est liée à l'énergie : toutes deux résultent du processus de transfert d'énergie des bulles vers la matière ; toutes deux sont dues à la viscosité spatio-temporelle assimilable à un frottement local avec les particules virtuelles du vide quantique. En cas d'accélération ou de gravitation, l'apparition de flux polarisés de bulles a des effets non seulement sur la matière et la lumière qui sont comme entraînées par les bulles, mais aussi sur les intervalles d'espace et de temps. Ces flux polarisés de trous infinitésimaux perturbent en effet le processus local responsable de l'incrémentation de l'espace et de l'écoulement du temps. Au final, l'espace-temps des bulles d'énergie est invisible, vide et en même temps plein d'énergie, impondérable et luminifère. On ne peut y définir de repère, de position, de mouvement ou de vitesse autrement que de façon locale et instantanée. Il est le support unitaire de la gravitation et des trois champs quantiques dont il est indissociable. Il est intimement lié à la matière-énergie dont il conditionne l'existence et le maintien et qui y laisse à son tour son empreinte. Il ne viole ni la relativité restreinte ni la relativité générale. Ce simple empilement de quanta éphémères d'énergie est donc un éther relativiste qui unit la physique quantique avec la relativité générale, l'infiniment petit avec l'infiniment grand, et les trois forces non gravitationnelles avec la gravitation. Il est à la fois l'espace-temps, le vide quantique, le pourvoyeur d'énergie et de particules élémentaires, les trois champs quantiques non gravitationnels, la gravitation, la matière noire et l'énergie noire ! Alors oui, j'ai tout cassé son mollusque en mille quanta, mais je pense que cela n'aurait pas déplu à Einstein !

Un grand cycle de l'énergie

Avant de faire le nécessaire saut quantique dans l'équation de la relativité générale, il nous faut revenir sur la chaîne alimentaire de l'univers. Elle commence avec l'énergie indifférenciée, passe par l'espace-temps et culmine avec la matière-énergie. Mais cette chaîne n'est autre qu'un grand cycle où l'énergie est sans cesse transformée et réutilisée et dont le moteur est invisible tout en bas de l'univers, contrairement à celui du cycle de l'eau qui brille au-dessus de la terre. Il nous faut donc la compléter par le chaînon essentiel du retour. De même que toute espèce vivante a besoin d'un habitat où elle peut se développer et dont elle tire sa nourriture, les flux fermés de la matière ont besoin de l'énergie de l'espace-temps pour développer leurs emprises spatiales, c'est-à-dire leurs formes, et les maintenir : l'espace-temps est l'habitat nourricier de la matière. Si pour une raison ou une autre liée au bilan local et instantané des apparitions et disparitions de bulles, la matière ne dispose pas de flux de bulles suffisants, elle s'effondre sur elle-même, laissant une grande partie de l'énergie qu'elle avait empaquetée retourner à l'énergie indifférenciée. L'effondrement gravitationnel de la matière n'est qu'un processus de désassemblage qui fait revenir la plupart des diverses formes d'ordre élaborées à leur état premier de brins de flux d'énergie indifférenciée. Quand ces flux fermés s'ouvrent, les brins de flux dont ils sont faits ne font en effet plus partie ni de la matière ni de l'espace-temps. En retournant à l'énergie indifférenciée, l'énergie captive dans les formes de l'espace-temps et de la matière boucle le grand cycle de l'énergie de l'univers. Le compartiment énergie indifférenciée récupère toute cette énergie perdue et peut alors la recycler en bulles d'espace-temps. Comme donc dans tous les cycles de tous les écosystèmes, la fin est le début. L'énergie indifférenciée sans formes ne se manifeste qu'après avoir été empaquetée en quanta d'espace-temps qui peuvent ensuite prendre des formes de plus en plus évoluées jusqu'aux flux complexes de la matière ; toutes ces formes vivent leur vie et font un univers, échangeant de l'énergie, se défaisant et se refaisant sans cesse. L'univers est l'expression de l'extrême diversité de toutes les formes que prend l'énergie indifférenciée : c'est de là qu'il est sorti et c'est là qu'il retourne ; c'est de là que l'information a émergé sous ses aspects antinomiques et c'est là qu'elle retourne en retrouvant sa neutralité. Une bulle n'est qu'un tout petit flux fermé éphémère de vide destiné à entrer dans une longue chaîne de transformations incessantes jusqu'à son retour final au vide. De l'espace-temps à la matière, toutes les formes créées sont finalement réintégrées dans l'énergie indifférenciée sans formes et au-delà de l'espace et du temps. La nature est vraiment « un énorme restaurant » où tout le monde mange tout le monde : la matière est un loup vorace qui engloutit sans cesse l'énergie que de pauvres bulles de vide passent leur temps à mettre en conserve sous la forme de petites quantités comestibles ; et pour finir, c'est le vide lui-même qui engloutit la matière devenue trop gloutonne. L'univers recycle donc en permanence l'énergie indifférenciée dont il est fait selon trois grands compartiments dans lesquels cette énergie est de plus en plus captive et différenciée dans des formes de plus en plus élaborées : l'énergie indifférenciée avec ses brins de flux ouverts et sans formes, l'espace-temps des bulles et la matière-énergie. Ces compartiments ne sont pas physiquement séparés : l'énergie indifférenciée et les bulles d'espace-temps sont partout simultanément présentes, y compris au milieu de la matière-énergie. Que se passe-t-il lorsque ces trois compartiments sont plus ou moins remplis en énergie ? La densité locale de l'empilement de bulles ne peut varier qu'entre les densités du vide intersidéral et de la super matière noire. De même, la densité de matière peut être nulle mais ne peut pas augmenter indéfiniment ; car le rythme de fission des bulles s'accélèrerait jusqu'à ce qu'il devienne trop fort par rapport aux apports de bulles et qu'il y ait effondrement gravitationnel. Quant au compartiment énergie indifférenciée, peut-il être comme les deux autres plus ou moins rempli en énergie ? Autrement dit l'énergie noire, à savoir l'énergie du flux de bulles élémentaires sans cesse produit par l'énergie indifférenciée, est-elle variable ? À ce stade, un petit complétement d'enquête sur l'énergie indifférenciée s'impose. Elle est comparable à une nappe d'eau infinie sous-jacente à l'ensemble des univers et débordant n'importe lequel d'entre eux. Chaque espace-temps de chaque univers pompe dans cette nappe pour fabriquer les bulles qui le constituent, si bien que cette énergie évolue au milieu de ses quanta d'espace-temps comme de l'eau souterraine au milieu de grains de sable. De même qu'un pompage dans une nappe abaisse localement le niveau de l'eau, l'énergie indifférenciée doit donc avoir un « niveau » que sa transformation en quanta d'espace-temps abaisse de façon transitoire et locale. Ce niveau ne peut bien sûr être appréhendé que localement à l'échelle de l'espace-temps et donc de l'univers auquel elle est couplée, voire à une échelle inférieure. Mais à quoi peut-il bien correspondre ? L'énergie indifférenciée étant faite de brins de flux, son niveau ne peut correspondre qu'à leur densité. Cette densité peut donc varier, mais certainement de façon limitée. Car de même que les molécules de l'eau à l'état liquide ne peuvent être comprimées, elle doit présenter un seuil maximal a priori très élevé, mais sans commune mesure avec l'énergie intrinsèque infinie des brins de flux : autant comparer l'énergie produite par la poussée d'Archimède dans l'eau à l'énergie intrinsèque des molécules d'eau. Elle doit aussi présenter un seuil minimal correspondant à la densité minimale nécessaire à l'existence d'un continuum ; autrement dit à la densité minimale pour que les brins de flux tous interdépendants et dont aucun ne peut exister à l'état isolé se transforment les uns en les autres. C'est cette densité ou pression que les brins de flux de l'énergie indifférenciée exercent sur les bulles élémentaires qui les déstabilise et provoque leur multiplication par division binaire. Et de la même façon que la vitesse d'une réaction chimique est d'autant plus grande que les réactifs sont plus concentrés, la vitesse de production des bulles est d'autant plus grande que la densité des brins de flux est plus élevée : plus le niveau local de l'énergie indifférenciée est élevé, plus les bulles sont déstabilisées et plus elles se multiplient vite. L'énergie noire est donc directement liée au niveau local de l'énergie indifférenciée et elle varie de façon limitée, entre deux seuils. Revenons à présent au cycle de l'énergie. Le niveau local du compartiment énergie indifférenciée est régulé en présence d'espace-temps. En effet, lorsqu'il est élevé, l'espace-temps et à travers lui la matière-énergie récupèrent et mettent en forme l'énergie indifférenciée, le faisant baisser ; lorsqu'il est bas, l'espace-temps et la matière-énergie ne peuvent se maintenir et se vident de leur énergie7 au profit de l'énergie indifférenciée, le faisant remonter. L'énergie indifférenciée, la matière-énergie et l'espace-temps sont donc des compartiments interdépendants, faits d'une même énergie qui circule sans cesse entre eux de façon régulée. Si bien qu'on ne peut omettre de prendre en compte l'énergie indifférenciée dans nos modèles sur l'univers. Pour évaluer la variation de la densité locale d'énergie de chacun de ces trois compartiments, il faudrait écrire trois équations de conservation de l'énergie. La première, « l'équation de l'énergie indifférenciée », poserait cette énergie comme fondement non-manifesté d'un univers dans lequel elle se manifeste en espace-temps et en matière-énergie ; mais elle serait irrésoluble puisque le système énergie indifférenciée-univers n'est pas isolé. La seconde, « l'équation de la matière-énergie », relierait localement l'énergie manifestée en matière-énergie aux fluctuations du vide quantique, en tenant compte de la soupape que constitue l'énergie indifférenciée sous-jacente. L'enquête a montré que les fissions fournissaient deux choses essentielles à la matière : une masse par viscosité spatio-temporelle avec les particules virtuelles qu'elles produisent et une énergie par le processus de transfert d'énergie via ces mêmes particules ; et que donc ces fissions expliquent à la fois pourquoi masse et énergie sont indissociables et pourquoi elles sont liées par la formule E = mc2. Si bien que masse, énergie et équation d'Einstein s'expliquent toutes trois par le lien entre la matière et les fluctuations du vide quantique. L'équation de la matière-énergie et l'équation E = mc2 se correspondraient donc complètement à condition de donner une portée plus globale à l'équation d'Einstein : elle doit aussi s'appliquer lorsque l'énergie libérée par la masse retourne directement à l'énergie indifférenciée, comme cela peut être le cas dans certaines configurations de l'univers.

Saut quantique dans la relativité générale

Penchons-nous à présent sur la troisième équation, « l'équation de l'espace-temps des bulles ». Il s'agit simplement d'écrire qu'au niveau local, la variation de la densité d'énergie du compartiment espace-temps est liée à la variation des flux d'énergie qu'il échange sans cesse avec les deux autres compartiments. La variation de l'énergie entrante correspond à la variation locale de l'énergie noire. Le flux de production de bulles est une fonction croissante de façon a priori exponentielle de la densité locale d'énergie indifférenciée. Cette variation d'énergie entrante peut donc s'écrire f(EI) dEI, les termes EI et dEI désignent respectivement la densité locale d'énergie indifférenciée et sa variation, et f est une fonction positive de la densité locale d'énergie indifférenciée puisqu'interprétable comme la dérivée d'une fonction exponentielle croissante. La variation de l'énergie sortante correspond quant à elle à la variation locale du flux d'énergie libéré par la fission des bulles. Une part de ces fissions produit les particules virtuelles et l'énergie nécessaires au maintien de la matière-énergie ; ces fissions « productives » sont forcément proportionnelles à la densité locale d'énergie stockée en matière-énergie notée ME : plus la matière-énergie est dense, plus leur flux est important et de façon a priori linéaire. On considèrera en première approximation que le flux d'énergie correspondant aux fissions « improductives » est inclus en le diminuant d'autant dans le flux de l'énergie noire. La variation de l'énergie sortante s'écrit donc k dME avec k constante réelle positive puisqu'interprétable comme la dérivée d'une fonction linéaire croissante. Reste la variation dETtot de la densité locale d'énergie des bulles d'espace-temps, toutes familles confondues. Elle se décompose en une variation de densité dMN de l'énergie stockée dans l'empilement lui-même donc en matière noire, et en une variation de densité dET de l'énergie correspondant au bilan dynamique de dépression ou de surpression de bulles : dETtot = dMN + dET. Ce bilan se manifeste bien sûr différemment selon que les dépressions ou surpressions sont polarisées donc en provenance de la matière-énergie et de la matière noire, ou non polarisées donc en provenance de l'énergie indifférenciée. Tous ces flux étant définis comme ci-dessus, l'équation de l'espace-temps des bulles s'écrit donc : dMN + dET = f(EI) dEI _ k dME. Cette équation relie localement la dynamique de l'espace-temps à la dynamique de la matière-énergie, en tenant compte de la dynamique créatrice de l'énergie indifférenciée sous-jacente. Elle pose l'espace-temps comme passeur d'énergie entre son fondement d'énergie indifférenciée et le sommet de la chaîne alimentaire, la matière-énergie. Elle s'interprète plus aisément sous la forme : _ dET = k dME + dMN _ f(EI) dEI ; le terme ET désigne la variation de la densité locale d'énergie correspondant à la dépression ou à la surpression de bulles d'espace-temps, les termes dMN et dME désignent les variations de la densité locale d'énergie stockées respectivement en matière noire et en matière-énergie, f est une fonction positive de la densité locale d'énergie indifférenciée EI, et k est une constante réelle positive. Cette dernière équation fournit en effet le bilan dynamique local de dépression ou de surpression de bulles selon les variations de configurations de la matière-énergie, de la matière noire et de l'énergie indifférenciée. Localement donc, plus les densités de matière-énergie et de matière noire augmentent à énergie noire constante, plus la dépression augmente ainsi que la gravitation puisqu'on est dans le cas d'une dépression polarisée.


Fig. 9: Équation de l'espace-temps versus équation de la relativité générale


À condition de changer les courbures géométriques en flux de bulles, l'équation de l'espace-temps ressemble étrangement à celle de la relativité générale. Car que dit l'équation de la relativité générale ? Simplement que, localement, la géométrie de l'espace-temps est liée à son contenu en matière et énergie ; autrement dit, que la variation de la courbure de l'espace-temps est liée à la variation de la densité de masse et énergie présentes. Cette équation s'écrit8 en effet : « Rμν_ ½ R.gμν = 8π G/c4.Tμν_ Λ.gμν ». De façon schématique, les deux termes de gauche décrivent la déformation géométrique dynamique de l'espace-temps, les deux termes de droite, son contenu dynamique en matière et énergie. Le premier terme de droite « 8π G/c4.Tμν » décrit la matière et l'énergie, y compris la matière noire, dans leur aspect de générateur de gravitation ; tandis que le second terme « Λ.gμν », Λ étant la constante cosmologique, décrit l'énergie dans son aspect de générateur d'expansion, manifestation la plus visible de l'énergie noire. Comparons à présent terme à terme les équations de la relativité générale et de l'espace-temps des bulles. Les termes « Rμν_ ½ R.gμν » et _ dET décrivent la dynamique locale de l'espace-temps exprimée respectivement en courbure géométrique ou en flux de bulles. Les termes « 8π G/c4.Tμν » et k dME + dMN décrivent la dynamique locale de la densité de matière et d'énergie, en considérant l'énergie de la matière noire comme celle respectivement de la matière ou de la configuration d'empilement des bulles. Les termes « _ Λ.gμν » et _ f(EI) dEI décrivent la dynamique locale d'expansion de l'espace-temps exprimée respectivement en courbure géométrique liée à la constante cosmologique ou en flux de bulles produit par l'énergie indifférenciée ; l'énergie noire, introduite sans explication physique sous la forme de la constante cosmologique dans l'équation de la relativité générale, traduit le rôle fondamental de l'énergie indifférenciée comme producteur d'espace-temps. Ces deux équations relient donc localement, indépendamment du repère et de façon tout à fait similaire, les dynamiques de l'espace-temps avec la densité de matière-énergie et de matière noire, en tenant compte de l'énergie noire. La géométrie dynamique du continuum d'espace-temps de la relativité générale est simplement remplacée par une dynamique de flux de quanta d'espace-temps, et la constante cosmologique par un flux de création de bulles. Si bien que quand l'équation de la relativité générale dit que la matière-énergie est la raison de la courbure de l'espace-temps, elle dit en réalité que le flux d'énergie qui alimente la matière-énergie provient de l'espace-temps, donc que la matière-énergie consomme l'espace-temps ! Le fondement réel de la relativité générale n'est autre que la chaîne alimentaire : la matière-énergie fait littéralement disparaître l'espace-temps parce qu'elle se nourrit de son énergie et cela apparaît de façon artefactuelle comme une déformation géométrique ! L'équation de la relativité générale fait intervenir des constantes gravitationnelle G et cosmologique Λ dont on n'a en réalité aucune garantie qu'elles le soient vraiment dans l'espace et le temps à l'échelle de l'univers. D'ailleurs, dans l'équation de l'espace-temps des bulles, l'équivalent de G varie selon la densité d'empilement des bulles tandis que l'équivalent de Λ varie selon le niveau de l'énergie indifférenciée. Le fait que ces constantes puissent varier en fonction des configurations de l'espace-temps et de l'énergie différenciée révèle l'absence de prise de compte par la relativité générale de la réalité physique commune à l'espace-temps, l'énergie noire et la matière noire. Au final, l'équation de la relativité générale est élégante mais elle n'est qu'une interprétation géométrique du lien physique qu'elle n'explique pas entre l'espace-temps et la matière-énergie. Elle ne reconnaît pas et ne prend pas en compte les liens énergétiques et la globalité des échanges d'énergie entre les trois compartiments interdépendants du cycle qui anime l'univers. Elle ne peut donc pas appréhender correctement l'univers et ses évolutions spatio-temporelles, en particulier dans les configurations extrêmes. Faire un saut quantique dans cette équation, c'est simplement la replacer dans un contexte plus global qui rassemble tous les points de vue sur l'univers. De même que la loi de Newton apparaît comme une simplification réductrice de la relativité générale, l'équation de la relativité générale apparaît à son tour comme une simplification réductrice des trois équations de l'univers unitaire.

Ni singularité, ni catastrophe

Trois remarques pour terminer. Primo, le cycle de l'énergie et ses trois équations expliquent l'absence à la fois de singularité et de catastrophe du vide. D'une part en effet, l'énergie accessible en un point donné de l'espace-temps donc du vide quantique ne peut dépasser le quantum d'énergie contenu dans une bulle de l'une ou l'autre des trois forces non gravitationnelles ; elle ne peut pas être infinie puisque qu'elle n'est pas l'énergie infinie inaccessible du vide indifférencié sous-jacent d'où émergent ces quanta, mais elle peut s'incrémenter sur un point plus étendu de l'espace-temps prenant en compte une quantité presqu’infinie de bulles. D'autre part, l'énergie noire ne correspond ni à l'énergie du vide quantique ni à l'expansion effective : elle ne dépend que du niveau de l'énergie indifférenciée sous-jacente dont elle n'est qu'une infime fraction et sa manifestation dépend de la configuration locale de l'espace-temps et de la matière-énergie. Il n'y a donc rien de surprenant à ce que l'énergie du vide définie par la physique quantique comme l'énergie du vide quantique vaille 10120 fois plus que définie par la relativité générale comme la constante cosmologique liée à l'expansion effective et évaluée d'après les observations astronomiques. Ce facteur est d'ailleurs forcément variable à l'échelle de l'univers ou de son histoire. Secundo, malgré sa simplicité apparente, l'équation de la relativité générale qui permet de déterminer la déformation géométrique de l'espace-temps de proche en proche est en réalité extrêmement difficile voire impossible à résoudre. Il en est de même pour les équations de l'univers unitaire. Car tout ce qui se passe dans l'univers est affaire de bulles qui apparaissent et disparaissent sur fond d'énergie indifférenciée variable, avec toutes les configurations relatives d'espace-temps et de matière-énergie imaginables. Vide intersidéral ou matière noire, expansion ou gravitation, tout peut se transformer l'un en l'autre puisqu'il ne s'agit que du même empilement de bulles. Il faudrait donc mesurer les différentes configurations énergétiques présentes partout dans l'univers, puis rentrer ces données ainsi que tous les processus d'échange entre les trois compartiments de l'énergie dans un ordinateur quantique de la nouvelle génération à venir. Car seul un ordinateur capable de gérer simultanément les milliards de milliards d'échanges d'énergie chaotiques entre tous ces compartiments pourra fournir, et uniquement au niveau local, un bilan dynamique dépressionnaire ou surpressionnaire sur mesure, avec éventuellement les directions et sens des migrations de bulles : lui seul sera capable de dresser un tableau local de l'espace-temps façon « Nuit étoilée » de van Gogh. D'ailleurs, comment s'étonner de la complexité de l'hyper organisme vivant qu'est l'univers quand déjà à l'intérieur d'une seule cellule vivante, tout est régulé et compartimenté avec des milliers de réactions chimiques partout en même temps ! Tertio, l'énergie circule dans le cycle de l'énergie de l'univers comme l'eau dans le cycle de l'eau sur terre : elle s'évapore de l'océan de l'énergie indifférenciée sous la forme des particules élémentaires virtuelles libérées par les bulles d'espace-temps ; ces gouttelettes se condensent en grosses gouttes pour former de la matière et finissent par retomber dans l'océan avant de s'évaporer à nouveau. On peut arrêter le cycle de l'eau en bloquant par exemple l'évaporation ; c'est ce qui se produit lors d'une glaciation. Pourrait-on de même arrêter le cycle de l'énergie en bloquant le processus de fission des bulles ? Il est probable que c'est ce qui se passerait si on était capable d'atteindre vraiment le zéro absolu et ce serait dramatique. Au zéro absolu en effet, « le Vieux » a trop froid pour continuer à jouer aux dés. Les bulles ne peuvent donc plus libérer l'énergie indifférenciée qu'elles avaient enfermée sous la forme de minuscules paquets porteurs d'énergie et d'informations antinomiques, et rien ne va plus. Car la matière-énergie repose sur les fluctuations du vide quantique : supprimer les fissions, c'est la priver des précieuses petites bulles dont elle se nourrit. Sans énergie pour maintenir leur emprise spatiale, les atomes s'effondreraient sur eux-mêmes et la matière se désorganiserait. Puisque c'est la fission stimulée par la matière-énergie qui crée les courants de bulles animant l'espace-temps, la dynamique gravitationnelle serait paralysée. La matière n'aurait plus de masse car la viscosité spatio-temporelle est liée aux particules virtuelles libérées par la fission. Les ondes électromagnétiques aussi se comporteraient bizarrement : sans la fission, la lumière ne pourrait plus se propager.





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1 C'est d'ailleurs « pour ses contributions à la physique théorique et particulièrement pour sa découverte de la loi de l'effet photoélectrique » qu'il a reçu le Nobel de physique en 1921.

2 Cf. PRÉAMBULE. Jacob symbolise la théorie unitaire qui détrônera toutes les autres : Ésaü a cédé son droit d'aînesse à son jeune frère Jacob en échange d'un plat de lentilles.

3 En hommage à ma mère, ce sera plutôt un plat de couscous.

4 Réponse de mon père à ma mère chaque fois qu'elle lui demandait avec une pointe d'ironie « s'il se prenait pour Einstein ».

5 Cette règle ne concerne bien sûr pas l'espace-temps lui-même, à commencer par sa vitesse de croissance en cas d'inflation comme on le verra plus tard.

6 En échouant à détecter des différences de vitesse des rayons lumineux selon leur direction, cette expérience a corroboré la théorie de la relativité.

7 L'espace-temps arrête son expansion et se contracte faute de renouvellement suffisant, ses bulles n'ayant qu'une durée de vie limitée ; la matière-énergie ne dispose plus d'assez de bulles d'énergie et s'effondre.

8 Avec Rμν: tenseur de Ricci, gμν: tenseur métrique, Tμν: tenseur impulsion-énergie, R: coefficient de courbure, G: constante gravitationnelle et Λ: constante cosmologique.


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