Voir l'état des eaux et son évolution - rivières et aquifères

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Information ou désinformation sur l'état des eaux (5) : Annexe avec calculs, graphiques et cartes, élaborés par Eau-Evolution


Cette Annexe fait suite à l'article Information ou désinformation sur l'état des eaux (5) : une publication Irstea de décembre 2012 massacre la description de la contamination par les pesticides. Elle présente des compléments, calculs, graphiques et cartes, élaborés par Eau-Evolution et qui ne concernent que les cours d'eau de France métropolitaine, la publication Irstea ne traitant pas la contamination des cours d'eau de l'outremer.

Pour appuyer ses commentaires, Eau-Evolution a testé la méthode de la publication Irstea, c'est-à-dire le centile 90 par quinzaine, sur les données publiques 2007 d'atrazine et d'isoproturon dans les cours d'eau en France métropolitaine. Les cartes de qualité montrent la qualité par station de mesure (concentration maximale en 2007) ; elles montrent aussi la non-homogénéité des contaminations par rapport au découpage des HER (Cf. figures Irstea 2 et 10) ou la curieuse répartition des niveaux des LQ (par exemple sur le massif central ou en Normandie) ; plus de détails ici.

Les données brutes utilisées sont les données publiques sur les cours d'eau disponibles aux dates indiquées sur les graphiques et les cartes. Ces compléments sont présentés uniquement pour le besoin des commentaires que l'on peut lire en totalité dans l'article. Les résultats présentés dans cette annexe n'ont en effet en eux-mêmes qu'une valeur indicative car les statistiques n'ont pas beaucoup de sens à ce niveau si global où rien n'est vraiment représentatif de rien (représentativité hydro-spatiale de l'échantillon des stations, irrégularité et insuffisance chronique des fréquences de mesures, des limites analytiques, etc.). Quelques précisions :
  • Les "données" ou "données brutes" ou "données de terrain" sont les résultats ponctuels des analyses de l'eau prélevée dans les cours d'eau dans le cadre de leur surveillance, par exemple : on a quantifié 0,11 µg/l d'atrazine le 22/01/2007 dans un prélèvement effectué à la station de mesure 03257800 sur la rivière La Saire au niveau de Brillevast.
  • Le centile 90 d'un ensemble de concentrations est la concentration maximum après avoir éliminé 10 % des concentrations les plus élevées.
  • Les "LD" et "LQ" d'une analyse sont les limites analytiques respectivement de détection et de quantification avec lesquelles elle a été réalisée.
  • En matière de limites analytiques, les informations "< LD" ou "< LQ" contenues dans les données brutes sur l'eau ne correspondent malheureusement pas aux définitions théoriques des limites de détection (LD) ou de quantification (LQ) : "En pratique, les laboratoires ne font pas la distinction entre limite de détection et limite de quantification et la seule information disponible aujourd’hui est la limite de quantification" (SOeS 2010). Il est nécessaire d'en tenir compte lorsque l'on souhaite analyser et exploiter ces données. Plutôt que d'attribuer une valeur arbitraire comme par exemple "LQ/2" aux résultats non quantifiés ("nq" signifie "analyse non quantifiée") et comme toutes les limites analytiques renseignées dans les données sont probablement des limites de quantification, nous préférons proposer systématiquement deux types de graphiques ou de cartes, en attribuant aux données en-dessous des seuils de quantification soit la valeur "LQ" ("nq = LQ") soit la valeur "0" ("nq = 0") : le lecteur sait que la réalité se situe entre les deux résultats extrêmes présentés et c'est la seule chose dont on puisse être scientifiquement certain. Ces deux options permettent ainsi de rester toujours au plus près des données brutes.

Graphes et cartes Eau-Evolution concernant l'ensemble des pesticides en 2007

Ce paragraphe illustre les commentaires sur l'ensemble des données publiques disponibles (aux dates indiquées) concernant les pesticides dans les cours d'eau en 2007, année de référence pour les données de surveillances de la DCE (calculs Eau-Evolution à partir des données disponibles).

Selon les données publiques disponibles, plus de 98,7 % des analyses ne sont pas quantifiées et pour seulement 0,1 % d'entres elles, il est précisé qu'elles ont été détectées ; pour l'ensemble des résultats sans quantification, la précision "limite de détection" ou "limite de quantification" n'est pas fiable, il ne s'agirait en pratique que de limites de quantification (LQ). Les analyses quantifiées, qui représentent donc moins de 1,3 % des analyses totales, sont pour 81 % des herbicides, 10 % des insecticides et 9 % des fongicides et autres. Mais en termes de substances quantifiées, moins de la moitié sont des herbicides et le tiers sont des insecticides. Avec des LQ moins élevées et des fréquences adaptées, les insecticides seraient proportionnellement beaucoup plus représentés.
Les analyses quantifiées au-dessus de 0,1 µg/L, en grande majorité des herbicides, représentent moins de 0,3 % des analyses totales et moins du quart du total des analyses quantifiées. Mais, même pour les herbicides, le quart des substances quantifiées n'ont aucune valeur quantifiée au-dessus de 0,1 µg/L, et la moitié des analyses quantifiées n'excédent pas 0,05 µg/L. Quant aux insecticides, la majorité des analyses quantifiées n'excèdent pas 0,1 µg/L, la moitié d'entre elles n'excédant pas 0,02 µg/L. En fait, seules une vingtaine de substances, soit le dixième des substances qui ont été quantifiées en 2007, ont eu au moins 50 quantifications au-dessus de 0,1 µg/L dans l'année. Ce sont en majorité des herbicides.

Annexe 1 : Les proportions d'analyses de pesticides selon qu'elles sont quantifiées ou non quantifiées
Ce graphique donne aussi un aperçu (à droite) de la répartition des valeurs quantifiées selon leur niveau.

Annexe 2 : Les valeurs des analyses quantifiées de pesticides selon leur famille, herbicides, insecticides ou fongicides et autres


Annexe 3 : Les valeurs médianes et les seuils de risque des 148 pesticides quantifiés au moins 5 fois en 2007 selon leur famille
Pour plus de clarté, l'axe vertical est limité aux valeurs inférieures à 0,5 µg/L. Les médianes des valeurs quantifiées de pesticides en 2007, pour les 148 substances ayant eu plus de 5 quantifications (sur un total de 237 substances quantifiées), sont, surtout pour les insecticides, de l'ordre de grandeur des seuils de risque chronique LTC (Pour associer une LTC , limite de toxicité chronique, à une substance chimique donnée, Eau-Evolution choisit en priorité la NQE Moyenne Annuelle si elle existe, sinon la NQEp et par défaut la PNEC). Sur les 91 substances possédant un seuil de risque LTC, 8 ont une médiane supérieure à leur LTC.

Annexe 4 : Les valeurs des limites analytiques (LQ) des analyses réalisées en 2007 pour les 30 pesticides les plus quantifiés
Ce graphique donne un aperçu de la disparité de l'effort de recherche du point de vue de la bassesse des LQ des analyses réalisées pour l'année pour les 30 pesticides les plus quantifiés.

Graphes et cartes Eau-Evolution concernant l'atrazine

Ce paragraphe illustre les commentaires sur l'ensemble des données publiques disponibles (aux dates indiquées) concernant l'atrazine dans les cours d'eau de 1996 à 2007 (voir aussi L’Atrazine et le Déséthylatrazine (1) : les cours d’eau des régions agricoles).

Annexe 5 : Vision globale des concentrations ponctuelles de l'atrazine dans les cours d'eau en 2007, les analyses non quantifiées sont remplacées par leur LQ
Pour plus de clarté, l'axe vertical est limité aux valeurs inférieures à 0,8 µg/L. La concentration maximum mesurée est de 2,6 µg/L.

Annexe 6 : Les concentrations ponctuelles de l'atrazine dans les cours d'eau en 2007 et le centile 90/quinzaine lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par leur LQ
L'axe de droite renseigne sur les nombres correspondant aux 10% d'analyses éliminées/quinzaine.

Annexe 7 : Les concentrations ponctuelles de l'atrazine dans les cours d'eau en 2007 et le centile 90/quinzaine lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro
L'axe de droite renseigne sur les nombres correspondant aux 10% d'analyses éliminées/quinzaine.

Annexe 8 : Les concentrations maximales par station de l'atrazine en 2007 lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par leur LQ
Les couleurs des stations sont proportionnelles à leur qualité jusqu'au noir pour les valeurs supérieures ou égales à 0,1 µg/L.

Annexe 9 : Les concentrations maximales par station de l'atrazine en 2007 lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro
Les couleurs des stations sont proportionnelles à leur qualité jusqu'au noir pour les valeurs supérieures ou égales à 0,1 µg/L.

Annexe 10 : Pour l'atrazine en 2007, les évolutions comparées du taux de quantification/quinzaine et du centile 90/quinzaine
Les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro pour faciliter la comparaison entre le centile 90 et le pourcentage de quantification.

Annexe 11 : L'évolution de 1996 à 2007 du taux de quantification/quinzaine de l'atrazine et du centile 90/quinzaine
L'axe de droite renseigne sur les nombres d'analyses/quinzaine. L'évolution de 1997 à 2007 est à comparer avec l'Annexe 15 où les calculs sont identiques mais avec un échantillon de stations constant. Les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro pour faciliter la comparaison entre le centile 90 et le pourcentage de quantification.

Annexe 12 : L'évolution de 1996 à 2007 des nombres d'analyses/quinzaine et du centile 90/quinzaine
Ce graphique est identique au précédent (Annexe 11) avec l'ajout des marques correspondent aux valeurs ponctuelles du centile. L'axe de droite renseigne sur les nombres d'analyses/quinzaine.

Annexe 13 : L'évolution de 1997 à 2004 des concentrations ponctuelles de l'atrazine et du centile 90/quinzaine
Les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro pour faciliter la comparaison avec les Annexes 11 et 12.

Annexe 14 : L'évolution de 2005 à 2007 des concentrations ponctuelles de l'atrazine et du centile 90/quinzaine
Les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro pour faciliter la comparaison avec les Annexes 11 et 12.

Annexe 15 : L'évolution à échantillon constant de 1997 à 2007 du taux de quantification/quinzaine de l'atrazine et du centile 90/quinzaine
Les stations retenues pour ces calculs (calculs par ailleurs identiques à ceux de l'Annexe 11) sont celles qui ont été suivies chaque année de 1997 à 2007 et avec au moins 4 prélèvements/an. Si l'échantillon est constant, les fréquences et les LQ des analyses ne sont pas constantes pour autant. L'axe de droite renseigne sur les nombres d'analyses/quinzaine. Les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro pour faciliter la comparaison entre le centile 90 et le pourcentage de quantification.

Annexe 16 : La chronologie des codes remarques et des limites analytiques utilisées pour mesurer l'atrazine sur une même station du bassin Rhin-Meuse de 2000 à 2006
Les codes remarques 2 sont sensés être des LD (limites de détection) et donc inférieurs d'environ un tiers aux codes remarques 7 ou 10 sensés être des LQ (limites de quantification). La réalité est autre.

Annexe 17 : La chronologie des codes remarques et des limites analytiques utilisées pour mesurer l'atrazine sur une même station du bassin Loire-Bretagne de 2000 à 2006
Les codes remarques 2 sont sensés être des LD (limites de détection) et donc inférieurs d'environ un tiers aux codes remarques 7 ou 10 sensés être des LQ (limites de quantification). La réalité est autre.

Graphes et cartes Eau-Evolution concernant l'isoproturon

Ce paragraphe illustre les commentaires sur l'ensemble des données publiques disponibles (aux dates indiquées) concernant l'isoproturon dans les cours d'eau en 2007, année de référence pour les données de surveillances de la DCE.

Annexe 18 : Vision globale des concentrations ponctuelles de l'isoproturon dans les cours d'eau en 2007, les analyses non quantifiées sont remplacées par leur LQ
Pour plus de clarté, l'axe vertical est limité aux valeurs inférieures à 2,5 µg/L. La concentration maximum mesurée est de 20 µg/L.

Annexe 19 : Les concentrations ponctuelles de l'isoproturon dans les cours d'eau en 2007 et le centile 90/quinzaine lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par leur LQ
L'axe de droite renseigne sur les nombres correspondant aux 10% d'analyses éliminées/quinzaine.

Annexe 20 : Les concentrations ponctuelles de l'isoproturon dans les cours d'eau en 2007 et le centile 90/quinzaine lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro
L'axe de droite renseigne sur les nombres correspondant aux 10% d'analyses éliminées/quinzaine.

Annexe 21 : Les concentrations maximales par station de l'isoproturon en 2007 lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par leur LQ
Les couleurs des stations sont proportionnelles à leur qualité jusqu'au noir pour les valeurs supérieures ou égales à 0,4 µg/L.

Annexe 22 : Les concentrations maximales par station de l'isoproturon en 2007 lorsque les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro
Les couleurs des stations sont proportionnelles à leur qualité jusqu'au noir pour les valeurs supérieures ou égales à 0,4 µg/L.

Annexe 23 : Pour l'isoproturon en 2007, les évolutions comparées du taux de quantification/quinzaine et du centile 90/quinzaine
Les analyses non quantifiées sont remplacées par zéro pour faciliter la comparaison entre le centile 90 et le pourcentage de quantification.

Annexe 24 : Les données publiques de qualité de l'eau disponibles en avril 2013 pour l'isoproturon dans l'Elorn à Pont-Ar-Bled



Création : 15 juillet 2013
Dernière actualisation :

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