Voir l'état des eaux et son évolution - rivières et aquifères

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La nappe "Eocène Adour-Garonne" à St Jean d'Illac : chute du niveau de 1965 à 2008


Résumé : un exemple de baisse importante et durable du niveau d'une nappe profonde exploitée principalement pour l'alimentation en eau potable et l'industrie.


Les nappes profondes captives situées sous le département de la Gironde lui fournissent la quasi-totalité de l'eau potable. Elles sont surexploitées depuis de nombreuses années, ce qui met en danger la ressource et a conduit à la mise en œuvre en 2003 du SAGE nappes profondes Gironde.

Méthode

Les données brutes ont été téléchargées à partir du portail ADES et de la fiche point d'eau correspondant au piézomètre O8264X0004/F1. Evolution a choisi ce piézomètre parce qu'il bénéficie d'un suivi assez long. Il plonge dans la nappe profonde de L'Eocène au niveau de la commune de Saint-Jean d'Illac.
Les traitements ont été effectués avec Excel 2007.

Résultats

Le graphique suivant montre l'évolution du niveau de la nappe de l'Eocène dans la zone du piézomètre :



La baisse du niveau d'une telle nappe captive sous-pression peut avoir des impacts graves sur l'environnement mais aussi sur la quantité et la qualité de l'eau disponible pour l'alimentation en eau potable.

Des détails et des cartes figurent dans le projet de Décret portant extension des zones de répartition des eaux, dont un extrait ci-dessous :
"Les prélèvements pour l'eau potable sont tels que la nappe subit un fort rabattement au niveau des zones de prélèvements : les mesures montrent que le niveau baisse régulièrement d'un mètre par an depuis 30 ans (un creux piézométrique de 50 m est observé au niveau de Bordeaux. Le déficit est évalué à 10,7 millions de m3 en année moyenne pour l'Eocène. Des intrusions salines sont donc à redouter. De plus, en raison de la présence d'un domaine fortement minéralisé au sein de la nappe, la surexploitation en frontière de ce domaine entraine une migration des eaux minéralisées vers les zones de pompage d'eau douce. La potabilité de l'eau est menacée. Dans les zones d'alimentation, des baisses significatives et progressives sont également observées. La croissance régulière des prélèvements depuis 30 ans, semble s'être stabilisée depuis peu, certainement suite à la communication importante qui a été faite pour les limiter. Mais le stock de la nappe ne s'est pas reconstitué pour autant ".

Le risque d'intrusions salines ne va-t-il pas s'accroître avec la montée du niveau de l'océan en lien avec le changement climatique ? La réglementation mise en œuvre depuis 2003 est-elle vraiment adaptée, suffisante et à la hauteur des enjeux ?

Alors, la question de gros bon sens : pourquoi a-t-on autorisé pendant si longtemps un volume excessif de prélèvements, alors que l'on voyait depuis les années 60 que la nappe baissait de façon dangereuse ? Les règlementations sont-elles mal conçues et/ou peu appliquées ? Et le bon état des eaux en 2015 ?




Création : 30 décembre 2008
Dernière actualisation :

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